En cette
veille du 1er mai les praticiens de l'EPSP de Draria ont tenu a répondre avec rigueur et discipline à l'appel à la grève lancée par le SNPSP pour la journée du 30 avril 2012. Hormis les urgences
et la vaccination antirabique l'ensemble des activités étaient paralysées à travers toutes les unités de l'établissement. Avec un taux de suivi à 98% le snpsp-draria a tenu si besoin est à
montrer la voie à suivre pour que les praticiens à l'échelle nationale puissent faire entendre leur voix. Un sit-in a été co-organisé à 11 h00 par le SNPSP et le SNPSSP au niveau du siège de
l'administration de l'EPSP. Après l'allocution des représentants des deux formations le sit-in a été levé en promettant d'être au rendez vous du sit-in prévu le 03 mai au niveau du ministère de
la santé.
A l'appel du
conseil national et suite à l'échec de la réunion de conciliation du 27 avril 2012 le SNPSP entame son programme de contestation par une journée de grève le lundi 30 avril 2012 . Une
protestation rendue inévitable par le mépris affiché outrancièrement par un ministère qui a réussi le tour de main de coaliser l'ensemble des praticiens contre une gestion inique de la santé où
l'élément humain est sous considéré. Il ne s'agit plus de simples aménagements de statut particulier que nous revendiquons à travers notre protestation; il s'agit de dénoncer la spoliation de nos
droits à vivre dignement notre profession , nos droits à un rang social à la mesure de ce qui se pratique chez l'ensemble de nos voisins . Il s'agit aussi de dénoncer la spoliation du droit de
nos concitoyens à être soigné dans la dignité. Il s'agira à terme de disqualifier les pratiques, les incohérences, les bricolages, les incuries qui font office de système national de santé. Notre
protestation, nous la voulons porteuse d'espoir aussi bien pour le malade que pour les professionnels de santé que nous sommes. Soyons tous au rendez-vous de la grève du 30 avril 2012 afin de
porter massivement cette protestation pour faire aboutir notre plateforme de revendication et dénoncer la situation abjecte de prise en charge de nos malades.
29/04/2012
Par Amel Bouakba la Tribune le 28 04 2012
Il ne faut surtout pas tomber
malade en Algérie au risque de se retrouver livré à soi-même, ballotté d’un service à un autre. Voilà une phrase qui revient souvent dans la bouche des Algériens. Du moins, ceux qui ne disposent
pas de moyens pour aller se faire soigner dans des cliniques privées. Dans les hôpitaux publics, la situation ne cesse d’empirer d’année en année. Malgré le budget faramineux de plus de 4
milliards d’euros dont bénéficie le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, les moyens font cruellement défaut dans les hôpitaux publics. Ces derniers ne disposent
pas du matériel nécessaire pour la bonne prise en charge des malades, la majorité des équipements médicaux dans les structures sanitaires et les CHU étant en panne. Dans les hôpitaux publics, il
n’y a pas un mammographe ou un scanner qui fonctionne normalement. Dans certains cas, le matériel médical excessivement cher est bloqué dans des cartons, faute de personnel qualifié ou formé pour
sa manipulation. Les hôpitaux souffrent de dysfonctionnements graves. La plupart des structures sont gérées par des administrateurs, et non pas les professionnels du secteur. Solliciter une
ambulance pour un transfert de malade d’un hôpital à un autre relève le plus souvent du parcours du combattant. Services surchargés, personnel médical et paramédical débordé, aboutissent souvent
à des négligences, voire à des pertes de vie. Un citoyen nous raconte sa mésaventure : «A deux reprises, j’ai du transférer deux malades en urgence de l’hôpital de Rouiba vers l’hôpital Z’mirli,
l’un avait un AVC et l’autre un traumatisme crânien, mais ils n’ont pas pu être admis faute de place, m’a-t-on répondu», déplore notre interlocuteur exaspéré, qui ajoute, qu’il a été «obligé de
les retransférer à nouveau à l’hôpital de Rouiba dans un état comateux». Ce ne sont pas des cas isolés. Dans les maternités, la situation est catastrophique. Les parturientes sont contraintes de
se partager la chambre à six et même les lits. Certaines sont mêmes allongéesà même le sol, dans des conditions d’hygiène lamentables. A
Alger comme ailleurs, les exemples ne manquent pas. Services surchargés, personnels médical et paramédical débordés aboutissent souvent à des négligences, voire à des pertes de vie. Durant le
week-end, les jours fériés et en période de congé, il ne faut pas trop compter sur une prise en charge, car la majorité des structures hospitalières se retrouvent désertées par le personnel
soignant. Des CHU où l’on déplore le manque criard de moyens, où même le matériel de base fait défaut. C’est le cas notamment des CHU de Bab El Oued, de Mustapha Pacha, de Béni Messous. Les
hôpitaux publics sont devenus de vrais mouroirs. Ils sont loin de remplir leur mission initiale qui est celle de soulager le malade et de sauver des vies. Les praticiens de la santé qui ont fait
le serment d’Hippocrate sont tenus de le respecter et de faire preuve de dévouement et d’humanisme.
"Vider le secteur public de ses compétences est une des aberrations de notre système de santé" n'a cessé de marteler le Dr Yousfi,
président du SNPSSP, lors du sit-in qui a eu lieu ce jour au ministère de la santé. Un réquisitoire on ne peut plus accablant que le Dr Yousfi a dressé à l'endroit des pensionnaires du ministère
de la santé. Devant un parterre de praticiens et de journalistes l'orateur a expliqué que la condition déplorable du praticien et de l'ensemble des professionnels de santé publique dans notre
pays n'est que la partie visible de l' iceberg , la prise en charge des malades, la disponibilité des médicaments, l'irrationalité dans l'utilisation des ressources sont des dossiers autrement
plus alarmant qui maintiennent la santé publique dans un marasme chronique. malgré d'importantes disponibilités financières , des compétences appréciables , un maillage conséquent en structures
de santé, la prises en charge des malades demeure en souffrance en complète discordance avec les moyens en présence. Ainsi, le droit du malade et le droit du praticien de santé publique formeront
l'objet essentiel des protestations initiées par aussi bien le SNPSSP que le SNPSP.
23/04/2012
L’intersyndicale des professionnels de la santé réunie ce jour 21 avril 2012 à Alger a arrêté une plate-forme de revendication commune se déclinant comme suit
:
- Respect des libertés syndicales et du droit de grève.
-Respect du droit du malade à bénéficier d’une bonne prise en charge (conditions de travail, disponibilité du médicament,…etc.)
- Amendement des statuts particuliers
- Révision des régimes indemnitaires spécifiques.
-Promulgation du régime indemnitaire global.
Pour défendre cette plate-forme, l’intersyndicale a arrêté les actions suivantes :
-Lettre ouverte au Président de la République
-Saisine des instances syndicales internationales ( B.I.T.)
-Organisation d’une Conférence Nationale sur le Système de santé, regroupant outre l’intersyndicale tous les acteurs de la santé, en dehors du Ministère de la santé
(Conseil de l’ordre,…)
-Organisation d’un rassemblement dont la date et le lieu seront arrêtés ultérieurement.
Les adhérents du snpsp-draria sont invités à apporter leur soutien à la protestation du SNPSSP en se rendant au sit-in organisé demain 23/04/2012 à
11h00 au niveau du ministère de la santé.

1-L’amendement du décret 09-393 du 24 11 2009 portant statut particulier des praticiens médicaux généralistes de santé
publique.
2-L’application de l’art. 19 du décret exécutif sus cité accordant le droit à l’accès sous la condition de l’ancienneté au grade de «
principal ».
3-L’accès au 3ème grade « praticien en chef » pour les praticiens médicaux généralistes en application de l’accord négocié entre le
MSPRH et le SNPSP.
4-La revalorisation de la prime de garde et de l’indemnité du risque de contagion.
5-L’accès au logement de fonction pour les praticiens médicaux généralistes et spécialiste exerçant dans les régions éloignées et
enclavées du pays.
6-La levée de toutes les situations d’entraves à l’exercice du droit syndical soumises au règlement, notamment les cas relevant des
wilayas de Sétif et de Bordj Bouarerridj.
22/04/2012
Réagissant à la
colère qui gronde chez les praticiens de santé publique , le conseil national du SNPSP en sa session du 19 avril 2012 à traduit ce mécontentement national en programme de protestation. La fin de
non recevoir réservé par le MSPRH à l'application des dispositions transitoires du statut particulier , aux amendements du statut particulier, à la
revalorisation des primes de contagion et de garde n'était pas de nature à instaurer un dialogue constructif. Ce retour à la protestation sera entamé par un soutien actif à la protestation
du SNPSSP en participant au sit-in qu'organise le SNPSSP le lundi 23 avril à 11h00 au niveau du ministère de la santé. Les adhérents du snpsp-draria se rendront massivement à ce sit-in pour
soutenir leurs confrères spécialistes.
Extrait du procès verbal de réunion du bureau élargi de Draria
Le16 avril 2012
Considérant qu'aucune avancée
concernant la prise en charge des doléances du snpsp n'a été enregistrée depuis l'assemblée générale du 09 janvier 2012 dont les recommandations sont toujours d'actualité ; le bureau local du
snpsp-draria a décidé de ne pas convoquer son assemblée générale et a opté pour une réunion élargie de son bureau ( 42 adhérents présents) qui a eu lieu le 16 avril 2012 au niveau de la
polyclinique d'El-Achour. Aussi il a été relevé ce qui suit :
-
La prime de contagion et la revalorisation de la rémunération des gardes sont
toujours en souffrance.
-
Le statut particulier en vigueur a omis lors de sa promulgation, les mesures
transitoires pour le grade d'en chef, cette omission devait bénéficier d'une mesure dérogatoire qui est toujours en souffrance.
-
Concernant le passage au grade de principal dans le cadre de la transition ,
le statut particulier a défini sans équivoque l'application de cette période transitoire: à savoir l'intégration automatique dans le grade de principal des praticiens ayant cumulé 10 ans
d'exercice durant une période de 05 ans a compter du 01 janvier 2008. Toute autre interprétation conduirait à spolier de leur droit les milliers de praticiens concernés par cette
disposition. Le flou entretenu par les pouvoir publics les hésitations de nos cadres syndicaux, les interprétation tendancieuses colportées par la presse ne doivent pas entamer notre
détermination à faire appliquer dans SA GLOBALITE le statut particulier en vigueur.
-
L'avant projet des modalités des concours pour l'accès aux grades est a revoir
dans ses fondements et ses principes , aussi , la mouture proposée ne peut constituer un cadre de débat. Le timing proposé par le MSPRH pour mettre en place ces modalités de concours ne
souffre d'aucun retard vu qu'elles ne sont applicables qu'à partir de janvier 2013 au terme de la période de transition.
-
Toujours dans l'esprit de l'assemblée générale du 09 janvier 2012 le snpsp-draria réitère ses recommandations:
Le retard enregistré dans l’application de certaines dispositions promulguées, le peu de sérieux accordé par la tutelle aux échéances, aux calendriers de rencontres fait que nous sommes sur
une logique de protestation extrême. Tout en privilégiant l'action intersyndicale Les adhérents de l’EPSP de Draria sont mobilisés pour porter de manière massive et disciplinée cette
protestation quelqu’en soit la forme que lui donnera le conseil national. A charge à ce Conseil de choisir la formule de protestation la mieux adaptée à l’organisation et aux capacités de
mobilisation territoriale du SNPSP afin que les cadres du SNPSP n'aient pas gérer une protestation boiteuse.
Le président du bureau.
Dr D. GUEDDOUM
Réunion ordinaire du bureau snpsp-draria le lundi 20 Février 2012 à 12h30 à Douéra .