Mercredi 24 février 2010
L’amorce de dialogue ne semble pas augurer d’une
issue salutaire à la crise actuelle tout au moins au vu du premier round de négociation. Tout en maintenant la grève dans sa forme actuelle, une consultation des adhérents à travers des
assemblées générales est lancée afin de formuler des recommandations au conseil national dont une séance est programmée pour le 09 mars 2010. Le snpspdraria réuni son bureau le 25 février en
prévision d’une assemblée générale. Communiqué N° 15 « Le syndicat national des
praticiens de santé publique informe l’ensemble de ses adhérents qu’une réunion de conciliation SNPSP – Ministère de la santé a été tenue hier 23 02 2010 en présence des représentants,
respectivement, de la fonction publique et de l’inspection générale du travail. Cette réunion, présidée du coté du MSPRH par Mr le Secrétaire général, s’est déroulée dans une ambiance détendue et
a permis aux représentants du SNPSP de revenir à la négociation sur les points constituants la plate forme des revendications objet du conflit qui oppose les praticiens de santé publique au
ministère de tutelle depuis le 23 novembre 2009.Suite...
Snpspdraria: Réunion à Birtouta.
Le snpspdraria s’est réuni ce jour dans un cadre élargi à un adhérent par unité pour faire un point de
situation sur la protestation qui vient de boucler son troisième mois. Comme il enregistre avec satisfaction l’ amorce des négociations qui préludent ( nous l’espérons) à un dénouement favorable
de la crise. Ainsi le bureau SNPSP de Draria suit avec la plus grande attention ces nouveaux développements afin d’en répercuter les résultats sur ses adhérents. Aussi, il tient à dénoncer la
première intention du ministère de relancer les négociations de conciliation « de manière sélective (uniquement avec le syndicat des spécialistes) » lien. Il tient aussi à dénoncer le
caractère sélectif de l’instruction ministérielle relative aux ponctions sur salaire qui ne concerne que le praticien généraliste.
La figure résiduelle du médecin généraliste des structures de santé
publique
Par Mohamed MEBTOUL
En m’appuyant sur mes recherches
socio-anthropologiques auprès des médecins et des patients algériens menées depuis une vingtaine d’années, je tente d’indiquer que l’exercice de la médecine est indissociable des conditions
politiques et sociales qui sont celles de la société algérienne. J’étais progressivement conduit à déconstruire la façon dont la médecine et les médecins sont appréhendés dans les sociétés du Nord où la profession médicale est analysée à
partir des notions d’autonomie professionnelle, de conquête d’un territoire propre et d’un savoir médical de haut niveau. Dans ce contexte socioprofessionnel, les médecins ou leurs représentants
ont la possibilité de négocier les règles de fonctionnement de la médecine (Freidson, 1984). Suite...
Algérie vent de colère
Par Hassane ZARROUKI
L'Humanitée
Mardi 23 fevrier 2010
Salaires, retraites, logement : les problèmes ne diffèrent guère, des deux côtés de la
Méditerranée. Mais ici, on découvre un pays en ébullition, avec des grèves à répétition, des émeutes sociales, de nouvelles organisations syndicales combatives, et une jeunesse à l’avenir barré
par les politiques libérales menées sous la férule du FMI. Après dix jours de grève, du 4 au 14 janvier, les 6 500 salariés de la SNVI (entreprise de fabrication de camions et d’autobus), située
dans la zone industrielle de Rouïba, à 20 kilomètres d’Alger, ont repris le travail. Les pouvoirs publics ont accepté de geler le projet de loi sur le départ à la retraite et d’ouvrir des
négociations sur les salaires. Pourtant, certains employés de l’entreprise ne décolèrent pas. « Les gars (les syndicalistes) ont cédé trop vite. On va encore se faire flouer », dit Slimane. Jeudi
14 janvier, c’est dans une ambiance tendue que les salariés ont voté la reprise du travail. M. Messaoudi, secrétaire de l’union locale UGTA de la zone industrielle de Rouïba, se dit « optimiste
», parce que « derrière tout arrêt de travail suivi massivement, il y a toujours des concessions. On va arracher ce qu’on doit arracher lors des négociations », explique-t-il. Non sans avertir
que si l’État ne tient pas parole, la grève reprendra. Suite...